ACTUALITÉ

Les fondateurs de l’association Les Amis de Simon Bocanegra ont le plaisir de vous annoncer la parution en librairie du livre intitulé « SIMON BOCANEGRA Photographe » aux Éditions Gourcuff Gradenigo.

Auteur : Collectif
Photographies : Simon Bocanegra
Textes : Claude Louis-Combet, Jacqueline Germé, Hélène Hazéra
Sous la direction de : Alain Weill
Date de parution : 07/09/2017
ISBN : 978-2-35340-267-0
Nombre de pages : 160 pages
Format : 23 x 32 cm à la française
Nombre d’illustrations : environ 140
Illustration : Photos couleur
Prix de vente : 29.00 €
Ouvrage Relié
Imprimé sur papier couché mat 150 g
Couverture toilée avec une vignette

Dans son œuvre, l’aura des figures underground est au même diapason que celle des icônes, l’éclat insolent de la vieillesse n’a rien à envier à la splendeur de la jeunesse, les riches et les démunis affichent le même standing, les célébrités et les inconnus ont tous fière allure, les transsexuelles, travestis, drag queens rivalisent de féminité et les dandys ont le même régime d’arrogance que les aristocrates.

Dans cette galerie de portraits, de nombreuses personnalités emblématiques comme Andy Warhol, Vivienne Westwood, Amanda Lepore, Madeleine Castaing, Quentin Crisp, Jean Paul Goude, Pierre et Gilles, Eva Ionesco, Boris Kochno, Bettina Graziani, Erté, RuPaul, Farida Khelfa, Andrée Putman…

L’ASSOCIATION

Le 12 décembre 2011, avec l’élégance qui lui était naturelle, Simon Bocanegra a décidé de nous tirer sa révérence.
Vous avez pu, comme nous, croiser ce magicien à Paris, Londres ou New York. Avec son équipement photographique minimal et sa posture de torero, il a photographié la nuit, la mode et l’underground pendant 30 ans.
Les fondateurs de l’Association « Les Amis de Simon Bocanegra », sont des proches qui ont décidé d’unir leurs efforts pour que son œuvre soit divulguée afin qu’il trouve la place qu’il mérite dans l’histoire de la photographie.
L’association, sans but lucratif, a pour mission de promouvoir son œuvre.

En vous inscrivant à notre Newsletter vous manifestez votre soutien à l’association et participez à élargir le cercle des amis de Simon Bocanegra :

Autoportrait au chapeau de Simon Bocanegra.

Les membres Fondateurs

Alain-WeillAlain Weill a été conservateur du musée de l’affiche et de la publicité et directeur du festival de Chaumont. Expert en art et grand collectionneur, il organise des ventes aux enchères ainsi que des expositions en France et à l’étranger. Il est aussi l’auteur d’une encyclopédie et de nombreux livres sur l’affiche et les arts graphiques. Il a partagé avec Simon les sortilèges de la nuit parisienne.

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Jacqueline-GerméJacqueline Germé a travaillé dans la mode. Elle a été attachée de création puis responsable du bureau de style de la maison Paco Rabanne, Fashion pilot à son compte, consultante spéciale, et personal shopper au salon Styliste privé du Bon Marché. Elle a publié plusieurs ouvrages entre autres Alain Weill Sa garde-robe en 1989, L’Esthétique des situations en 2012, Simon Bocanegra Portrait et médaillon en 2014.

Contact

Bastien-de-AlmeidaBastien de Almeida est un spécialiste du vintage, amoureux du grand Hollywood. Dans son concept-store des Batignolles, on pouvait trouver des vêtements et accessoires ainsi que des livres sur le cinéma et des revues anciennes. Grand collectionneur, il achète en 2009 le fond photographique de l’œuvre de Simon Bocanegra et en détient les droits d’auteur.

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Baptiste-MagisBaptiste Magis, diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs (E.N.S.A.D.) est architecte d’intérieur, infographiste et décorateur pour le cinéma. Il a connu Simon Bocanegra grâce à son égérie Christine Mingo. Amoureux des images de Simon, il l’a encouragé et a travaillé à ses côtés pour élaborer son premier site web dans la perspective de publier un livre.

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Charles Serruya est un artiste au talent protéiforme. Il est à la fois photographe, sculpteur et cinéaste. Dans son travail photographique, il a exploré le contour des ombres en noir et blanc puis en couleurs. Dans ses sculptures en fil de fer ou en or, l’ombre reportée nous révèle une toute autre facette de son œuvre labyrinthique. Ses films traduisent de manière très personnelle son identité poétique. Ami de longue date, il a entretenu avec Simon Bocanegra un échange artistique privilégié.

Contact

Les membres bienfaiteurs

Membre Parrain

Membre Parrain Silver

Membre Parrain Gold

Membre Mécène

  • Christine Bonnefond
  • Ouamée Babeanu
  • Christine Mingo
  • David Daim
  • Juliette Hoffenberg
  • Agni Chronopoulos
  • Jacqueline Germé
  • Charles Serruya
  • Baptiste Magis
  • Frédéric Samama
  • Gilles Ebersolt
  • Don anonyme
  • Alain Weill
  • Sébastien de Almeida
  • François Bellet
  • Eric Schmitt
  • Henri Seydoux

PORTFOLIO

Ce portfolio est une sélection représentative des différentes facettes de l’univers de Simon Bocanegra (La nuit, les capitales Paris, Londres, New-York, les identités transgenres, la mode, les dandys, les backstages, les créatures chenues, l’underground, les personnalités et les inconnus). Toutes ces images ont été photographiées par un appareil Nikon avec des pellicules couleurs Kodachrome 35 mm sous forme de diapositives format 24 X 36 mm. Ni recadrées, ni retouchées, ces photos ont été prises sur le vif, toujours en situation. L’adhésion totale de chaque modèle se lit dans chacun des regards. Il n’y a dans son œuvre aucune image volée même s’il s’agit d’un échange très furtif avec des inconnus.

La technique utilisée, caractéristique de son travail photographique est celle de l’open flash, qui consiste à observer un long temps de pause au cours duquel le modèle en premier plan est flashé. Le résultat de cette prise de vue est toujours une surprise car elle comporte une part d’aléas, de flous calculés et de zones d’ombres préméditées. Durant ce temps de pause, le photographe ou le modèle est amené à bouger imperceptiblement, d’où parfois, ce contour légèrement surimpressionné qui s’inscrit comme un halo autour de la silhouette.

Vivienne Westwood © Simon Bocanegra

01. Vivienne Westwood

David Rochline © Simon Bocanegra

02. David Rochline

Andy Warhol © Simon Bocanegra

03. Andy Warhol

Madeleine Castaing © Simon Bocanegra

04. Madeleine Castaing

05. Marthe Lagache

Geneva © Simon Bocanegra

06. Geneva

Josepha von Badaboum © Simon Bocanegra

07. Josepha von Badaboum

Quentin Crisp © Simon Bocanegra

08. Quentin Crisp

Tata de Pigalle © Simon Bocanegra

09. Tata de Pigalle

Alain Pacadis © Simon Bocanegra

10. Alain Pacadis

Place Pigalle © Simon Bocanegra

11. Place Pigalle

Marie France © Simon Bocanegra

12. Marie France

Tous droits réservés © Bastien de Almeida

REPÈRES BIOGRAPHIQUES

  • 1949 : Naissance à Lyon le 22 avril. Enfant de la DDASS il est placé dans un orphelinat.
  • 1964 – 1968 : Durant quatre années, suit des cours au CREPS pour devenir professeur d’éducation physique et intègre une petite bande qui a essaimé à partir du FHAR (Front Homosexuel d’Action Révolutionnaire). Rencontre Hélène Hazéra et Michel Cressole qui le conseillera dans ses lectures.
  • 1968 : Part aux Etats-Unis avec un visa de deux mois et travaille comme strip-teaseur avec une partenaire dans un numéro nommé « Love Act » car il s’agit de mimer l’amour.
  • 1969 : Réalise ses premières images à Hawaï avec un appareil Pentax. Dès lors, il photographie toutes ses partenaires, ses rencontres, les spectateurs. Il se familiarise avec les arrière-mondes de la nuit, les loges, les backstages.
  • 1978 : Son retour en France coïncide avec l’ouverture du Palace. Très vite adopté par Fabrice Emaer et reconnu à l’entrée par l’hôtesse et physionomiste Paquita Paquin, il est l’un des photographes attitrés du lieu. Désormais, invité permanent des soirées parisiennes, Il croise et photographie avec un Nikon de nombreuses personnalités.
  • 1982 : Couvre la tournée de Divine. A l’aéroport, on lui vole une valise contenant toutes les images de son reportage.
  • 1984 – 1987 : Vit à New York au Jane West Hotel.
  • Photographie les bijoux du joaillier Jacques Gastaldi, créateur de la marque Ylang-Ylang.
  • Collaboration avec l’artiste Charles Serruya sur le thème des ombres chinoises.
  • Rencontre avec Jean-Paul Beaujard qui deviendra l’un de ses mécènes.
  • Rencontre amoureuse avec Judy Taylor. Ils partent vivre leur idylle à la Nouvelle Orleans.
  • Filme une vidéo de James Chance interprétant au saxo un grand standard « The Foolish Things » accompagné de la gestuelle sensuelle de Judy Taylor.
  • 1988 : Le luxueux magazine L’un des sens lui commande un portrait en noir et blanc d’Alain Weill pour illustrer son article sur les cigares de Cuba.
  • 1989 : Est invité à New York par Paul Steinitz, l’un des propriétaires de la galerie avant-garde Prisunic, à exposer des portraits de personnalités parisiennes. Arrivé sur place, il rencontre les transsexuelles sur le trottoir de la 14ème rue (ouest) qui deviennent ses copines. Il les prend en photo et les intègre à son projet. Les 31 portraits sont présentés dans de grandes boîtes lumineuses. Cette exposition événement lui vaut un article dans The New York Times.
  • 1990 : Emménage au 52 rue René Boulanger près de la place de la république. Cette adresse met fin à des années de vagabondage.
  • 1991 – 1992 : Rencontre l’écrivain Claude Louis-Combet qui devient un grand ami. Avec cet interlocuteur privilégié, il partagera sa passion pour les mots.
  • Photographie en backstage le défilé vintage de Didier Ludot dans la cour de la bibliothèque nationale.
  • 1992 – 1993 : La nuit se déplace à Londres. Va régulièrement aux fabuleuses soirées Kinky Gerlinky où Leigh Bowery se livre à ses performances de style.
  • 1995 : Le 26 septembre, publie le portrait de son ami Michel Cressole illustrant un article de Libération consacré à l’annonce du décès du journaliste.
  • 1996 : Voyage à Venise, en Espagne et séjourne à Tel-Aviv où il est invité par le couple Paul et Christine Steinitz.
  • 2000 : Expose « Portraits de nuit » à la galerie Serge Aboukrat Place de Furstenberg.
  • Réalise le catalogue Arnys diffusé en supplément du magazine Monsieur.
  • 2003 : Participe à une exposition collective au restaurant Man Ray, organisée par son égérie Christine Mingo sur le thème « A detail from la constellation de la grimace ».
  • 2004 – 2005 : Son ami Edouard Baer lui offre une caméra avec laquelle il réalise à New York un documentaire sur Quentin Crisp diffusé sur la chaîne Arte. Au Portugal, il fait un court-métrage intitulé « La mort ne m’aura pas vivant » mettant en scène un tandem surréaliste.
  • 2011 : Met fin à ses jours le 12 décembre à son domicile.

PRESSE

TÉMOIGNAGE

CombetDe vingt années d’une amitié sans faille qui nous a tenus toujours plus proche l’un de l’autre, voici l’image que je garde en moi de Simon et que je veux vous livrer aujourd’hui.
Celle d’un homme qui a traversé avec une élégance innée et un vrai souci d’authenticité personnelle, une vie aventureuse, pleine de risques, dans un monde impitoyable, violent, passionnel. C’était un être complexe, ténébreux et lumineux, aussi porté à cultiver son intériorité d’homme épris de poésie et de philosophie, qu’à se mouvoir efficacement dans les sphères sociales les plus diverses et les plus âpres. Il était partagé entre les versants opposés de son être. Un versant qui allait vers le tumulte de la vie, vers les rencontres fascinantes qui jalonnent l’errance du noctambule, vers les visions et les extases de la chair et de la drogue – tandis que l’autre versant recherchait la solitude, le silence, l’enrichissement de l’esprit par la lecture d’œuvres littéraires fortes et par la familiarité avec l’art et la musique. De cette dualité de ses goûts et attirances procédait en grande partie le charme ambigu de sa présence. Il excellait dans tous les domaines qui comptaient le plus pour l’affirmation de son existence : ses relations avec la société nocturne des grandes villes et son retrait en lui-même par le moyen des livres. On devinait en lui tous les degrés d’une expérience humaine enracinée dans l’épaisseur sensuelle et la variété de formes des marginalités souvent étranges et quelquefois inquiétantes du tissu social – mais son expérience était également ancrée dans des territoires de culture exigeante et raffinée, d’où il tirait toute la richesse, toute la subtilité et la justesse de son expression, dans sa parole comme dans ses lettres. Simon était un autodidacte de haute volée.

Ce qui réunissait, pour assurer leur vivante unité, les deux pôles d’humanité de notre Simon, c’était la merveilleuse beauté de cet être qui semblait parcourir la vie et le monde comme un danseur, jongleur, acrobate et funambule, dont le corps présentait la démarche, les gestes amples et rythmiques de celui qui associa, sans effort et sans une fausse note, la vivacité de l’instinct et la finesse de l’esprit. Il y avait chez lui, indissociablement, de l’animal et de l’ange – animal supérieur et ange noir – et c’était là ce qui préservait cette sorte de pureté impure et sombre qui rayonnait au fond de son ambiguïté, de son ambivalence et de la diversité de ses facettes.

Simon avait vécu intensément. Il avait beaucoup voyagé. Son activité de reporter photographe l’avait amené à aborder nombre de personnalités originales, quelquefois extraordinaires, dans les couches sociales les plus variées. Il avait acquis par là une vision du monde et une aisance dans les rencontres humaines qui faisaient de lui un esprit singulièrement ouvert, riche de connaissances, et entrainé, sur le terrain de la réflexion, par des intuitions fortes. Il aimait la vie. Il aimait les êtres. Il avait une âme foncièrement amoureuse, toujours en éveil et en désir. C’était un ami attentif, plein de délicatesse, de tact et de courtoisie. Et c’était un homme profondément généreux et désintéressé. Il donnait. Il ne recevait que pour donner davantage et finalement ne rien garder du tout. Il ne voulait s’encombrer d’aucune possession matérielle. Il s’était détaché de l’abondance et du confort. Il se contentait d’un minimum vital qui lui assurait la plus grande liberté d’esprit.

Cependant, depuis trois ans, un tournant s’était amorcé en lui. Il s’était dépouillé de toutes choses, même des livres qui remplissaient son minuscule logis de la rue René Boulanger. Il n’attendait plus rien de l’avenir. Il s’était enfermé dans la solitude d’une pensée que visitait à peu près uniquement la perspective de la mort. Ainsi, il se détachait. Il se retirait inexorablement de la vie. Il se préparait à disparaître dans la dignité, dans la lucidité, dans la maitrise de tous ses moyens intellectuels et dans la sérénité du cœur. Rien ne pouvait plus l’empêcher de dire son adieu au monde. C’est parvenu à ce point qu’il nous a laissés. Nous l’avons suivi jusqu’au bout, et c’est là que nous nous tenons, désormais dans le souvenir, avec tout l’amour qui nous attachait.

Claude Louis-Combet (écrivain)
Janvier 2012.

CONTACT

Association « LES AMIS DE SIMON BOCANEGRA »
35 rue du Poteau 75018 Paris.
E-mail : info@simonbocanegra.com
Facebook : https://www.facebook.com/lesamisdesimonbocanegra